Ma vie en intervalle

Ma vie en intervalle

Ma vie en intervalle

Constat de la 2ème semaine en confinement

J’ai envie de vous le dire, j’ai eu une semaine difficile… 

Je l’ai eu en pleine gueule ! 
J’ai réalisé ce qui se passait. J’ai sentie le tremblement de terre, j’ai vu le tsunami arriver et je me suis fait happer. J’étais dévasté. Dévasté de voir qu’en à peine 2 semaines, j’ai reculé de presque 4 ans en arrière.

Je ne vous parle pas d’argent ici. Oui il y a l’argent mais c’est plus que ça. Je vais manger pareil. Je suis choyée, je vis au Québec. 

Je vous parle de travail acharné, d’effort, de persévérance, de détermination, de tête de cochon… d’un nombre d’heure incalculable où je me suis oublié pour bâtir un projet plus grand que moi. Et ce au détriment de ma vie de couple et sociale. J’ai sacrifié beaucoup pour me rendre où je suis aujourd’hui ou j’étais… enfin…

J’ai vécu une semaine en dent de scie. Une journée c’est la déprime totale, l’autre, je reprends vie et avec elle, revient l’espoir. L’espoir que rien n’est perdu, que des jours meilleurs sont à venir.

Et pis merde, j’en ai assez de penser, d’écouter les nouvelles, PU CAPABLE des nouvelles en fait ! Je décide d’aller courir. Ça doit faire 5 ans que je n’ai pas couru… Je pars en me disant que c’est mieux d’y aller en intervalle parce que j’ai entendu dire ça quelque part, tsé. Ah oui, ça devait être aux nouvelles.

Je pars et je cours. Je suis frustré contre quoi, je ne sais pas. Contre qui, oui je le sais. Moi. Je suis fâché d’avoir une attitude de merde. Et là je me réprimande de ne pas être assez compatissante envers moi-même. Bref pendant que je cours, y’a un combat dans ma tête, entre le bien et le mal ou l’égo et la conscience, qui sait ?

Je cours, je cours, je cours et je n’applique pas beaucoup la règle des intervalles finalement… J’ai le sentiment que je dois courir parce que tout est sur pause en ce moment. 

Plus je cours, plus ça me donne l’impression d’avancer. Plus je cours, plus je me sens vivante. Plus je cours, plus je me sens bien. Fake, telle une forrest Gump de l’an 2020, j’ai couru pendant 1 heure. Je me suis arrêté 2-3 fois pour marcher, pis j’ai réalisé…. Que ce n’était pas ma course qui est en intervalle mais ma vie en ce moment.

Et puis 2ème prise de conscience, j’ai réalisé qu’en faite la vie, c’est toujours en intervalle. Il y a des hauts et des bas et entre ça il y a des intervalles qui sont courts et des fois, ils sont plus longs. Nous sommes dans un intervalle long en ce moment. 

L’espoir est revenu. La foi en moi et en l’humanité aussi. (J’ai aussi décidé d’appliquer la règle des intervalles dans ma course hebdomadaire parce que ça faite mal au corps le lendemain…)

Sur le chemin du retour, j’ai croisé le regard d’un pic bois qui trimait dure. Il m’a fait un clin d’oeil. Je lui ai sourit à mon tour. Il m’a dit, lâche pas. Ça va bien aller 

ça va bien aller

Sophie Bienvenue

Yogipreneur

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